Certains parlent aux canards (non enchaînés) de la réserve de Piraillan...
De notre côté, nous avons choisi l'option "garnements" en publiant sur ce blog quelques informations et
questions que la population de la Presqu'île du bonheur ignore ou se pose, légitimement...
A la Pointe du Cap Ferret, il y a une belle plage qui s'étend de la digue de Benoit Bartherotte jusqu'à la limite de la plage communale. Elle est balisée avec des panneaux en interdisant l'accés
et des poteaux en bois plantés ici et là.
Beaucoup pensent que c'est pour préserver la propriété de Benoit Bartherotte et donc s'empressent de franchir la limite pour aller se prélasser au soleil et y faire jouer les enfants au bord de
l'eau.
Malheureusement, si cette plage est interdite c'est tout simplement parce qu'à cet endroit, le sable s'accumule régulièrement jusqu'à s'éffondrer soudainement environ une fois par mois et
terminer à 18 mètres de fond !
Nous n'avons pas pu filmer le principal effondrement puisqu'il est soudain. En revanche voici la remise à niveau qui se produit en quelques minutes juste aprés. Quand on sait qu'une heure avant,
un bambin faisait son chateau de sable (qui s'effondre à la fin) à cet endroit, ça fait peur !
Dans son essai "De l'inégalité parmi les sociétés",
Jared Diamond, Prix Pulitzer en 1998, décrit la Kleptocratie dans un système politique comme une confiscation du pouvoir par une élite au détriment du peuple. Il ajoute que la kleptocratie ne mène pas nécessairement à la
corruption, même si elle peut y conduire.
Chaque habitant de la Presqu'île appréciera la pertinence de la définition...
Monsieur Furlan habite à Lège-cap Ferret, dans la zone artisanale, pardon le Parc d'Entreprises...En 1998, il achète deux terrains dans cette zone sur lesquels, conformément au réglement
d'urbanisme, il construit deux locaux de stockage et un bâtiment d'habitation de 90m2.
Il occupe ce dernier depuis douze ans.
Son voisin, l'entreprise de bennes Challenger, (dont le gérant a déjà fait l'objet d'une mise en examen en 2001 pour un problème d'enfouissement de déchets et de tri à ce même endroit), a loué à
la COBAN les cinq terrains jouxtant ceux de monsieur Furlan.
Et que fait la COBAN sur ces terrains ? Elle déverse quotidiennement des tonnes de verres provenant de la collecte du secteur. Ses camions vident leur contenus à même le sol, et une entreprise
locale, Blasquez pour ne pas la nommer, utilise pratiquement tous les jours, son chargeur pour remplir d'immenses bennes de ce verre qui ensuite part on ne sait où.
Tous ceux qui ont jeté du verre dans une poubelle savent le bruit que cela fait. Imaginez alors le bruit généré par des milliers de bouteilles qui s'entrechoquent en se cassant puis le bruit
généré par une pelle de chargeur qui râcle le sol afin d'en laisser le moins possible. Tout cela à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, à leur convenance...Que ce soit la COBAN, VEOLIA,
ou Blasquez.
Monsieur Furlan a quand même été réveillé en sursaut de nombreuses fois par ce bruit à 5h30 du matin, surtout l'été dernier. Et le soir le rechargement peut durer jusqu'à 21h30 voir un peu plus
l'été, c'est à dire jusqu'à la nuit tombée. C'est bien entendu invivable !
VERRES DE RAGE !!!
Ces manipulations ont commencé début juillet 2009. Monsieur Furlan demande un rendez-vous au Maire et le rencontre huit jours plus tard. Il l'alerte alors sur le problème des odeurs dues aux
camions poubelles garés contre son mur mais également sur le problème du bruit lié au déchargement de verre qui commence à être entreposé tout à côté de son habitation. Le Maire lui conseille
d'aller voir le responsable du site, monsieur Jérôme Seiter, afin de régler le problème.
Monsieur Seiter se rend alors lui-même chez monsieur Furlan afin de constater les nuisances. Il est surpris et affirme n'avoir pas été mis au courant qu'il y avait des habitations à proximité et
lui déclare que la Préfecture a pourtant donné les autorisations nécessaires.
Suite à cette viste, les camions poubelles sont changés de sens mais le déchargement du verre s'intensifie.
Après plus d'une semaine de patience, exaspéré par le bruit, monsieur Furlan appelle la Gendarmerie vers 21 heures. Basculé sur Bordeaux, on le renvoie vers le Maire qui est finalement joint un
peu plus tard et envoit la Gendarmerie locale. Elle constate mais affirme qu'elle n'a pas autorité pour intervenir. Et pourtant, si votre voisin fait du bruit, c'est tout de même bien la
Gendarmerie qui se déplace !
Monsieur Furlan demande alors un second rendez-vous avec le Maire. Il l'obtient mi-juillet 2009. Il lui explique que la situation est devenu totalement invivable et lui montre alors les photos de
sa maison avec le tas de verre à moins de 6 mètres de ses fenêtres ! Le Maire affirme alors avoir appellé un responsable de la COBAN juste avant le rendez-vous, qui lui aurait laissé entendre que
le problème allait être réglé.
DERNIER A-VERRES-TISSEMENT !
Aujourd'hui, lundi 14 juin 2010, onze mois plus tard, le problème n'a toujours pas cessé et a même empiré.
Pourtant, dans le réglement de la Zone Artisanale que monsieur Furlan s'était vu remettre par la Mairie lorsqu'il a acheté ses terrains, il est bien stipulé à l'article UI.1 section 1 "ne
sont admises les installations classées qu'à condition qu'elles ne comportent pas de risques de nuissances inacceptable pour le voisinage (bruit, odeurs, fumées, poussières, émanation)."
La COBAN aurait-elle un pied à la Mairie de Lège et donc tous les droits ?
Suite au Conseil Municipal pendant lequel a été prise la décision de plafonner à trois carreaux les surfaces louées aux commerçants, l'Association des Commerçants non sédentaires du marché du Cap
Ferret a distribué ce trac à tous les visiteurs pendant le week end de la Pentecôte...
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